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 Jane Volturi

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Jane Volturi
Hey le ptit nouveau ! Files faire ta fiche de présentation ;)
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Féminin MESSAGES : 5
INSCRIPTION : 25/11/2009
HUMEUR : /

MessageSujet: Jane Volturi   Dim 6 Déc - 12:00

    « Never taste for the forbidden fruit »


    Nom : Volturi.
    Prénom: Jane.
    Age: Environ 380 ans.
    Groupe: Les Volturi.

    Profession: Membre de la garde rapprochée des Volturi.
    Caractère: Sadique, Jane use et abuse de son don dont elle est tout particulièrement fière. Son visage d'enfant ne parvient pas toujours à cacher sa froideur, mais il est un atout essentiel à la manipulation dont elle doit et aime faire preuve, elle aime la surprise des autres devant la puissance dissimulée sous ce visage tendre et juvénile, de la force blottie sous ce corps petit et frêle qui n'incite au premier abord pas à la méfiance, puis incline les plus impressionnants vampires au respect. Jane est orgueilleuse et voue un véritable culte à son maître Aro. La pitié, Jane ne connaît pas. Elle châtie ceux qui ne respectent pas les lois de sa famille majestueuse avec dureté et sans compassion. Elle estime que les vampires transgressant les règles de Volturi sont des traîtres et il n'existe pour elle pire injure qu'enfreindre une loi édictée par son maître. Quant aux humains, leur faible et minable statut suffit à à ne pas leur accorder la moindre once de clémence.
    Votre Ame Soeur: /
    Ses désirs : Régner sur la communauté vampire en compagnie de son maître et de son frère.
    Ses peurs: Que son maître se lasse d'elle et qu'il la chasse.
    Son rêve le plus cher: (pour moi c'est identique à ses désirs).

    « We all have a story »

    Quand vous étiez humain:

    Salem, début du 17ème siècle. Ma courte vie se résumait aux murs miteux de l’orphelinat dans lequel mes parents m’avaient abandonnée, mon frère jumeau et moi. Notre existence était terne, emprisonnée dans la symphonie régulière et monotone qu’était les jours passés ici. Nos études fastidieuses et nos corvées laborieuses n’étaient entrecoupées que par les repas, le coucher et les prières matinales.

    Le dimanche était le jour de la messe. Cette seule et unique sortie hebdomadaire était sans doute la gardienne de notre raison, car il est indéniable qu’un être trop fragile ne l’aurait égarée que trop vite si il avait été contraint de demeurer cloîtré ici. Mon aversion pour cet endroit n’avait d’égal que ma haine pour ses hôtes. Je haïssais ces orphelines au regard vide de quelque vivacité d’esprit, de quelque ambition, n’aspirant à rien d’autre qu’à se marier avec un homme bon, ou de rentrer dans un couvent sitôt leur majorité atteinte.

    Tout me révulsait en ces lieux mornes. Des nonnes qui tiraient leurs leçons d’éducation de la Bible jusqu’aux loques avec lesquelles elles nous accoutraient et que la neige transperçait sans peine au moindre de ses flocons. Je détestais ces robes du dimanche trop fines, car le vent s’engouffrait sans mal dessous, fouettant mes chevilles rougies par le froid. Je détestais la nourriture, si mauvaise et si peu abondante que mes joues pâles et amaigries se tendaient sur les os de mon visage.

    Le seul halo de lumière qui perçait entre les murs ternes qu’était mon existence était mon frère. Sans lui, je ne sais si j’aurais pris la peine d’affronter les sorties sous le vent glacial, l’autorité archaïque des nonnes ou la pauvreté des denrées qui se composaient de bouillons de racines infects, de quelques légumes cuits et de pain noir. Je supportais sans broncher, car mes journées de perpétuel effort se trouvaient comblées le soir, lorsque je profitais du sommeil des sœurs pour m’éclipser de mon lit pour rejoindre mon frère dans le dortoir des garçons, et nous endormir l’un contre l’autre, profitant de la chaleur de chacun, tandis que les autres grelottaient, pelotonnés dans leur drap trop fins.

    Nous avions douze ans lorsque notre répulsion pour cet endroit atteint son apogée, et lorsque nous nous sauvâmes, par une chaude nuit d‘été, à travers les bois. Je n’étais pas effrayée. Mon frère avait toujours été la seule sécurité en qui j’avais foi. Toutefois, lorsque nous tombâmes sur lui, je serrais la main d’Alec plus fort, inquiète et fascinée par l’homme au visage de porcelaine et aux pupilles écarlates qui nous saluait calmement, un mince sourire aux lèvres.

    Nous le suivîmes sans faire d’histoire lorsqu’il nous en fit la prière. De cet homme émanait une prestance qui inclinait au respect et à l’obéissance. Ensuite, nous n’avions nulle part ou aller.
    Il semblait flotter tant il marchait avec grâce,sans que le bois sec ne craque sous ses pieds, sans que les ronces n’écorchent sa peau de lait. Sa chevelure d’ébène flottait au rythme de ses pas. Le périple était long et pénible, et mon corps frêle et affaibli ne le supporta pas bien longtemps. L’homme dut me porter et, éreintée, je m’endormis même dans ses bras.
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    J’avais eu raison d’être ambitieuse ; le monde des humains n’était pas nôtre, et nous avions enfin trouvé une famille à vénérer et à respecter. Nous en serions bientôt membres à part entière, quand nous aurons grandi, car, disait Aro, nous étions bien jeunes. Nous attendions donc, patiemment cloîtrés dans notre misérable vie humaine, toutefois améliorée par le sublime confort et le décor raffiné du château de notre famille d’adoption, par les robes de soie et de mousseline dont Aro me couvrait, par les festins majestueux organisés spécialement pour mon frère et moi.

    Nous étions les « protégés » d’Aro. Durant des heures il nous narrait avec passion son histoire, celle de ses compagnons, leur parcours ahurissant, leur existence si longue, leur combat pour le règne de la loi à tout prix. Parfois, il émettait des hypothèses multiples, tentant de deviner avec une excitation proche de l’enfance les dons dont nous bénéficierons, les exceptionnels immortels que nous ferions.
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    Aro nous autorisait à sortir lorsque lui et ses compagnons étanchaient leur soif. Qu’il se sustente en assassinant des humains ne nous gênait ni mon frère, ni moi. Nous n’allions pas pleurer les membres d’une communauté qui nous avaient toujours relégués au rang d’orphelins malheureux sans devenir. Les immortels étaient devenus nos frères, bientôt les humains deviendront nos proies. Il en était ainsi.
    Notre indifférence et notre mépris pour la race mortelle se vit bientôt plus que justifiée ; à une époque ou la peur du mal rongeait les humains, la stupidité prit le dessus sur le cerveau embrumé de leur frayeur risible, et les orphelins trop étranges furent arrêtés par deux gardes et, suite à un interrogatoire délirant, condamnés au bûcher pour sorcellerie.

    Que valent les humains face à un immortel ? Immortel, qui plus est, vieux de plus de trois millénaires, plus intelligent et éminemment plus puissant que tous ses frères de race. Alors, lorsque mon frère et moi vîmes la silhouette grandiose de notre protecteur planter ses dents acérées au creux de la gorge du garde de notre prison miteuse, nous savions plus que jamais que notre chétive et futile existence de mortels n’avait jamais eu la moindre importance, que nous n’étions nés que pour devenir ses compagnons immortels, crées pour l’aider à accomplir la noble tâche qui était sienne depuis plus de trois mille ans…

    Pendant votre transformation :

    Aro nous avait pourtant avertis. La souffrance qu’il allait nous faire subir était telle qu’elle dépassait de très loin notre imagination bridée par notre condition d’humain. Plus que jamais il avait eu raison. Ses lèvres ouvertes se déposèrent sur le creux de ma gorge pâle et je poussais un cri de douleur lorsque je sentis ma peau frêle se déchirer lentement sous ses dents d’immortel.

    Cette morsure n’était qu’un début gracieux, une introduction délicate aux tourments infernaux qui s’ensuivirent ensuite. Le venin qui s’insinuait dans mes veines, sournois et lent, était pareil à un brasier infernal, les flammes s’intensifiant au fil de mes hurlements venus des tréfonds de ma poitrine d’enfant, porte-parole de mon corps tout entier subissant la longue et interminable agonie d’un bûcher qui décrédibilisait complètement le feu de joie auquel m’avaient condamnée les humains.

    Car ce feu qui avait trouvé naissance au creux de mon sein, ne m’offrait pas le répit de l’inconscience, mais me faisait assister de mes yeux aveugles au spectacle de mon propre calvaire qui, acharné, ne semblait vouloir prendre fin. La clairvoyance insolente de mon cerveau face à ma douleur indécente n’était qu’un fardeau de plus aux maux qui tourmentaient mon corps chétif et j’accueillais sans résistance aucune la folie, libératrice de mes sens trop en éveil.

    Je sombrais donc dans la plus pure et la plus réelle des folies, celle qui m’intimait que plus rien n’avait d’importance, ni mes aspirations les plus chères, ni mes haines les plus farouches, ni même Alec ou bien Aro. Seule importait cette douleur incroyable qui me clouait sur le lit à baldaquins de soie raffinée, douleur que rien, jamais rien ne pourrait justifier. Mes hurlements, témoins poignants de mon calvaire sans pareil, s’échappaient encore des mes lèvres entrouvertes, et je ne trouvais pas la force de me demander par quel moyen mon corps meurtri de milles tortures parvenait encore à sortir de tels sons.

    La notion du temps m’avait complètement échappée, comme évadée avec la réalité et la lucidité. J’étais déchue de tout ce qui se rapportait à ma raison, qui avait été chassée par ce mal infernal qui s’appropriait sans relâche la moindre parcelle de mon corps. Les mots qu’on me murmurait à l’oreille parvenaient à mon cerveau dépourvus de tout sens et je n’en identifiais pas même l’auteur.

    Pour la première fois depuis le début de ma transformation, je fus détournée de mon calvaire insoutenable par une pression glacée sur ma main. Je me rendais soudain compte que les flammes diaboliques épargnaient soudain mes mains et mes chevilles, mes pieds et mes poignets. Voilà pourquoi j’avais senti la peau glacée de mon maître sur ma main et, dans une quête de réconfort dont je n’avais pas encore eu droit, je serrais mes doigts autour des siens, me raccrochant à autre chose qu’à ma souffrance interne, et je me rappelais soudain qu’elle avait un but.

    La prise de conscience que le brasier finirait par s’éteindre m’avait définitivement ramené à la raison. La douleur était toujours aussi abominable, mais je devinais qu’elle perdait du terrain, alors que mes bras et mes jambes toutes entières en étaient libérées. Le feu s’acharnait toutefois sur ma poitrine et ma tête, mais je me concentrais à présent sur les longues tirades d’Aro qui restait parfois des heures entières à mon chevet.

    Mon ventre et ma tête étaient libérés du bûcher, mais je sentais que le feu s’était concentré sur mon cœur, délaissant les autres parties de mon corps pour gonfler au creux de ma poitrine. Je sentis alors une vague de panique lorsque la douleur quelque peu atténuée s’intensifia au creux de mon sein, envahissant ma poitrine, et je sentis mon cœur faire des soubresauts extraordinaires. Lorsqu’il ne supportât plus d’être malmené ainsi, il s’arrêta brutalement, en synchronisation parfaite avec la cessation de toute souffrance. Ébahie, j’ouvrais les yeux…

    Votre vie actuelle :

    Ma première vision en tant qu’immortelle fut celle de mon maître, les yeux penchés sur moi, un sourire émerveillé aux lèvres, tel un enfant devant ses présents de Noël. J’insultais alors intérieurement ma minable vision d’humaine ; regarder Aro avec des yeux de mortel paraissait injurieux lorsqu’on avait la merveilleuse occasion de découvrir son visage avec un regard d’immortel. La peau de mon maître était d’un blanc immaculé à faire pâlir d’envie la plus pure des neiges éternelles, ses cheveux d’ébène brillant avec grâce sur ses épaules et ses prunelles d’un écarlate flamboyant contrastant avec la porcelaine de sa peau.

    Je n’eus cependant plus le loisir de m’épancher sur la contemplation de mon maître car une brûlure au niveau de ma gorge m’arracha à cette fascination. Je crus soudain avec horreur que les flammes ressuscitaient de leurs cendres, que mon répit n’était qu’une pause entre deux supplices, mais, alors que je portais instinctivement ma main à ma gorge, la voix de mon maître s’éleva alors, veloutée, aux intonations délicieusement inhumaines :

    - Ma chère, ne vous en faites pas ! Vous devez certainement avoir très soif, voilà tout !

    Alors que je comprenais soudain d’où venait cette brûlure, elle s’intensifia et la soif qui en était la cause première devint incontrôlable, si bien que tout mon esprit en était embrumé et même les éloges d’Aro ne pouvaient me distraire. Impatientée, incontrôlable, je laissais soudain échapper un grondement sourd, effrayant. Je croyais alors que mon maître allait se mettre en colère, mais je fus stupéfaite lorsque je le vis partir d’un rire cristallin et qu’il me prit par la main, me promettant de savoureux mets afin d’étancher ma soif.

    Je ne portais aucune attention à la richesse des ornements de la pièce, ni aux trois trônes en or massif qui la surplombait de leur spectaculaire majesté. Des effluves délicates et irrésistiblement délicieuses me parvenaient et je distinguais la petite poignée d’humains qui nous regardaient, apeurés. Sans réfléchir, je fonçais sur la détentrice de l’arôme la plus insolemment attirante. C’était une jeune femme au visage défiguré par l’horreur, aux cheveux raides lui tombant devant les yeux.

    Quelle ne fut pas ma colère lorsque je fus stoppée net, à deux mètres de la toute première victime de mon appétit d’immortelle. Je vis alors à mes côtés Félix et Démétri, membre de la garde de ma nouvelle famille qui me tenait chacun par un bras, certainement sur ordre silencieux de mon maître et soudain, mon incompréhension céda à la fureur. Je lâchais un de ces grondements sourds venus des tréfonds de ma poitrine en me débattant, et ma force nouvelle envoya valser un des gardes contre le mur de pierre, et un troisième dut me retenir par les hanches.

    Je fixais alors l’humaine avec toute la hargne dont ma soif contrôlée contre mon gré m’emplissait et soudain, l’humaine hurla, tombée à la renverse, ses membres convulsés par la douleur s’agitant sur le sol, son visage crispé par la souffrance, ses lèvres déformées par l’horreur d’un calvaire dont j’étais l’auteur. J’entendis alors le rire cristallin et émerveillé de mon maître qui applaudissait. Dès que mon regard et mon attention furent portés vers lui, la femme ne cria plus, gisant sur le sol. Exultant littéralement, mon maître s’écria :

    - Ma chère, j’étais certain que vous étiez exceptionnelle, mais cela dépasse tout ce que j’avais pu oser imaginer ! Vous êtes absolument fantastique ! Quelle hâte j’ai de voir votre frère !

    Alec ! Comment même une résurrection aussi incroyablement douloureuse avait-elle pu me faire oublier mon frère ? Maintenant que j’y songeais, ma vie humaine jadis gravée dans ma mémoire était embrumée dans mon cerveau, comme si l’abominable douleur de ma transformation avait jeté un voile opaque sur les évènements antérieurs, pour ne garder intact que mes souvenirs d’immortelle, les plus cruciaux, les seuls qui importaient après tout, puisqu’à présent j’avais l’éternité pour ancrer mon frère dans ma mémoire, ainsi que mon maître et tous les desseins dont j’avais rêvé.

    Soudain, il m’apparut. J’éprouvais en le voyant une sorte de fierté qui gonflait au creux de ma poitrine. Son visage humain déjà beau jadis était sublimé par l’immortalité ; sa chevelure foncée tranchait délicatement sur sa peau d’ivoire et ses prunelles anciennement chocolatées s’étaient illuminées d’un écarlate flamboyant, tels des éclats de rubis à l’état pur incrustés dans ses prunelles. Il portait un habit élégant qui soulignait sa stupéfiante grâce d’immortel à chacun de ses pas.

    Lorsqu’il me vit, ses minces lèvres s’étirèrent en un sourire, ou plutôt témoin d’un émerveillement et d’une joie réciproque et, sans me préoccuper des gardes qui m’avaient soudain lâchée, je m’approchais de mon jumeau magnifique qui me tendait la main. Mais bientôt il n’eut plus aucune attention pour moi, ses sourcils se fronçant et ses lèvres se retroussant. Et soudain, mon attention fut reportée sur les arômes enchanteurs qui revinrent enivrer mes sens. Avec un rictus sadique à l’adresse de la petite troupe de mortels, je saisis la main de mon frère et, sous le regard trahissant un bonheur exacerbé de notre maître, nous fonçâmes sans plus tarder sur notre tout premier repas d’immortel.

    --------------------------------------------------------------------------------------------

    Après cette cérémonie qui célébrait le tout premier festin des petits protégés d’Aro, nous avons découvert notre propre physique. En effet, je savais que j’avais le don de provoquer une douleur spectaculaire rien qu’à l’aide de mon regard, et Alec savait qu’il était capable de priver une personne de ses cinq sens, lui aussi d’un simple coup d’œil. Mais nous ne savions pas à quoi nous ressemblions. Nous fûmes donc tous deux postés face à un miroir finement ouvragé et bien plus haut que notre taille d’adolescents. Je découvris alors ma peau de lait, lisse de toute imperfection, bien plus pure que la blancheur de la neige, mes longs cheveux blonds qui étincelaient, mes prunelles jadis azurées chassées par des iris écarlates et flamboyantes, la grâce infinie du plus banal de mes gestes, je repensais à mon don, à mon maître et je me tournais vers mon frère, et c’est enfin que je compris que mon ahurissante souffrance n’était que le prix à payer de tels présents…

    --------------------------------------------------------------------------------------------

    A partir de ce temps, j’eus tout le loisir de profiter de la puissance que m’avait toujours refusé mon statut de mortelle, et je pus assouvir ma soif insatiable de vengeance comme bon me semblait. En exceptant notre premier repas, nos premières victimes, à mon frère et à moi, furent tous les responsables -mêlés de près ou de loin- de notre condamnation pour sorcellerie. En 380 années d’existence environ, je ne crois pas que nous ayons infligé telle douleur à qui que ce soit. Ces humains représentaient le point culminant de notre haine, alors ils ont subi les foudres les plus effroyables dont nous étions capables. Nous partagions les idéaux de notre maître et de ses compagnons, c’est pourquoi nous mettions tant d’ardeur à faire appliquer leurs lois et règles. Nous faisions partie de la garde rapprochée des Volturi, parmi les plus craints et les plus respectés, malgré nos allures chétives. Nos dons spectaculaires faisaient de nous des adversaires redoutables que peu d’immortels osaient défier.

    Nous étions heureux que nos talents servent au règne et à la puissance de notre famille, car personne n’était plus digne que nous d’imposer sa suprématie sur toute la communauté vampirique. Nous n’avions aucun scrupule à écarter de notre route toute personne faisant obstacle à nos parcours glorieux, humain ou vampire, et c’est même avec un plaisir tout à fait sadique que je rendais service à mon maître, quand j’infligeais d’un simple regard des châtiments dignes de ce nom aux traîtres et autres coupables de faute grave.

    Presque quatre siècles passés auprès des Volturi, à faire régner nos lois, et jamais je ne fus lassée de l’existence que mon maître m’avais promis, celle qui me comblait, celle ou j’étais puissante et celle qui m’autorisais à faire souffrir quiconque me contrariait, qui me permettait de châtier ceux qui attisait ma haine et celle qui m’offrait le plaisir de me délecter de la race qui m’avait mené la vie humaine si dure. J’étais heureuse que les souvenirs de mon existence humaine se fassent de plus en plus vagues, et je ne faisais rien pour cesser ce phénomène inexplicable : savoir que je fit jadis parti des leurs me révulsait, et cette quasi amnésie était un présent de plus que m’offrait l’immortalité…




    « My talents of writers »

    - Maître, je ne peux faire une chose pareille…

    Le rire d’Aro se répandit dans la salle ou ses deux acolytes étaient assis sur leurs confortables trônes, pendant que mon maître, debout devant moi, tentait de me faire accomplir quelque chose qui me paraissait irréalisable.

    - Ma chère Jane, vous ne m’avez pas habitué à tant de scrupules…De plus, je ne vous ai encore jamais vu discuter un de mes souhaits…

    Il avait prit un ton de reproche paternaliste mais je ne pouvais céder. Je vénérais trop mon maître pour accéder à sa requête et je ne pouvais me résoudre à lui imposer ce qu’il désirait de moi.

    - Maître, je ne peux décemment exaucer l’un de vos souhaits alors que celui-ci vous fera souffrir…

    Aro repartit de plus belle en éclatant de son rire cristallin et enfantin et, lorsqu’il reprit la parole, ses yeux pétillaient encore d’amusement. Derrière lui, le stoïcisme régnait de toute sa perfection sur les visages de Marcus et Caïus.

    - En temps normal, ma petite amie, provoquer la douleur est chez vous inné, une seconde nature dirais-je même. Alors, pourquoi tant de manières ?

    Mon maître était la seule personne capable d’affaiblir mes résistances, si bien que je les voyais s’amoindrir à vue d’œil au fils de ses mots. Je savais que je finirais par lui céder, car il avait décidé, il en serait donc ainsi. Mais je ne pouvais m’y résoudre sans m’y opposer un minimum. C’est vrai, en tant normal, j’éprouvais une joie sauvage à provoquer la douleur, mais j’avais l’intime conviction que mon don aurait l’effet inverse que le plaisir malsain qu’il me procurait, si j’en infligeais les dégâts à mon maître.

    - Parce que, maître, je ne saurais trouver quelque plaisir à vous torturer…

    Il s’approcha plus encore de moi, me dominant de sa taille haute et de sa prestance impressionnante, son mince sourire toujours sur ses lèvres, prunelles s’enfoncer dans les miennes.

    - Comme vous parler avec barbarie de votre œuvre, ma chère. Il s’agirait pour moi d’une opportunité de partager votre art, et je suis vraiment affecté que vous m’en refusiez le privilège…

    Il était passé à la méthode des éloges et du chantage affectif. Mon maître connaissait mes points faibles, et il était la seule personne au monde qui avait le pouvoir de me plier à ses volontés. Aussi, je m’inclinais bien vite lorsqu’il eut reprit la parole :

    - Jane, je vous prie, j’en serais tellement honoré…

    - Bien, maître…

    J’avais abdiqué, parce que c’était la seule chose à faire. Aro ne se serait jamais résigné, je ne le connaissais que trop bien. Aussi, lorsque j’acceptais, son sourire enfantin illumina son visage tout entier et il me remercia chaudement, toujours avec cet enthousiasme exacerbé :

    - Si vous saviez comme je suis heureux ! Marcus, Caïus, vous rendez-vous compte, j’ai la chance inouïe de subir le don sensationnel de Jane ! N’est-ce pas merveilleux ?

    Caïus se contenta d’un haussement d’épaules, tandis qu’aucune trace, -même infime- de quelque sentiment ne passa sur le visage de Marcus, toujours de cire. Cela ne refroidit en rien l’excitation exagérée d’Aro qui recula de quelques pas, afin qu’il me soit entièrement visible, et déclara d’un ton joyeux :

    - Prête, ma chère ?
    Résignée, je répondis simplement.

    - Oui, maître.

    Il hocha ensuite la tête légèrement, arborant toujours son sourire satisfait et excité sur les lèvres. Je me concentrais donc, et fixais mes prunelles rubis sur le visage de mon maître.
    Tout se passa très vite. Son sourire qui s’effaça, ses yeux ne pétillaient plus, comme éteints par la douleur. Pour la première fois je vis mon maître tomber au sol, et je regardais avec horreur ses membres se convulser sous la souffrance que mon regard lui infligeais. Il ne criait pas, et ma vénération n’en fut que renforcée, quand j'avais vu tant de vampires hurler, pleurer et supplier sous l'arme de mes yeux.

    Toutefois, mon maître ne pouvait cacher la douleur qui s'emparait de chacun de ses traits, qui perçait à travers ses iris flamboyants, et voir son corps se convulser ainsi sur la pierre humide était pire que toutes les larmes et tous les cris qu'il aurait pu pousser. Cet tentative de stoïcisme me rendait encore plus insupportable l'agonie de mon maître, c'est pourquoi j'y mettais brutalement fin.

    Le corps de mon maître cessa de s'agiter, et il fut debout aussi mes yeux détournés de sa personne. Si son sourire était plus chétif qu'avant son calvaire, il ne m'en remercia pas moins chaleureusement, victorieux, tel un enfant à qui on aurait cédé un caprice.Quant à moi, j'appris que mon don pouvait aussi m'être désagréable...

    « Once upon a time »

    Votre prénom: Elodie.
    Votre âge: 19 ans.
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    Comment trouvez-vous le forum: Je le trouve très bien fait, et j'espère que la baisse d'activité ne sera que temporaire !
    Comment avez-vous connu le forum: Google.
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Dernière édition par Jane Volturi le Mer 9 Déc - 12:04, édité 5 fois
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jacob black
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MessageSujet: Re: Jane Volturi   Lun 7 Déc - 18:04

Bonjour Jane. Une Volturis pour que je puisse me faire les dents lol. Bienvenu et bon courage pour la suite de ta fiche.
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MessageSujet: Re: Jane Volturi   Mar 8 Déc - 20:15

Merci Jacob !

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MessageSujet: Re: Jane Volturi   

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